Prix Entrepreneuriat Social – Environnement

Nous informons nos lecteurs qu’un prix assez consequent (50000 eur) est propose pour le meilleur projet d’entreprise sociale par Suez Environnement. Le prix “récompense une initiative portée par un entrepreneur social. Il vise à favoriser les initiatives développées par les entrepreneurs sociaux dans les pays en développement afin de soutenir le développement d’activités économiques, souvent génératrices d’emplois, et ayant un impact sur le plan social, en particulier envers les populations pauvres ou fragilisées.”
Dealine: 15 mars 2012

Ca merite donc le coup d’oeil sur:
http://www.institut-de-france.fr/appels-a-candidature/appel-%C3%A0-candidature-prix-suez-environnement-initiatives-jusquau-15-mars-2012

“Social Entrepreneurship” pour les Nuls

 ”Entreprenariat social” est un type d’entrepreneuriat/initiative qui vise à répondre à des besoins sociaux urgents. Le terme est apparu vers les années 60 et a été diffuse et promu par Bill Dayton, fondateur d’Ashoka (Réseau international d’entrepreneurs sociaux) dans les années 80.

 Le mouvement de l’ « entreprenariat social » stipule qu’au-delà des différents acteurs publics et associatifs de développement, il faut dorénavant soutenir les individus, les « entrepreneurs sociaux », qui s’activent dans leurs communautés pour implémenter des solutions bien plus efficaces dans certains cas. Comme les simples entrepreneurs qui arrivent à changer les habitudes de
consommation a partir de leur garage, il faut aussi soutenir les « entrepreneurs sociaux » dans l’implémentation de solutions innovantes dans leurs communautés, qui peuvent assurer un impact similaire sur les problèmes et les défis sociaux.

 La définition de l’entrepreneur social reste assez large et sujet à plusieurs interprétations. Il est de plus en plus courant de voir des personnes se présenter comme « entrepreneurs sociaux », ce qui en rend la définition encore plus floue. Généralement, une initiative est considérée comme « entreprise sociale » si elle satisfait les critères suivants :

  •  Sa mission comprend la résolution active d’un problème social et/ou environnemental comme objectif principal tels
  • que : accès a l’éducation, emploi des handicapés, lutte contre la pauvreté etc. ;
  •  Le produit et/ou service fourni représente généralement une innovation dans la résolution de ce problème ;
  •  L’entreprise génère des revenus suffisants pour entretenir, en partie ou en totalité, ses activités et son impact.

 Des discussions ont régulièrement lieu sur la définition et les pratiques de l’entreprise sociale selon les régions, les pays, et les problèmes qu’elle traite. Pendant que des acteurs du milieu pensent que l’entreprise sociale doit se concentrer uniquement sur la performance sociale, d’autres pensent que la maximisation des revenus est d’une égale importance pour assurer la durabilité de l’impact. Ce « conflit » possible entre retour « social » et « financier » poussent certains à décliner la définition de l’entreprise
sociale en : entreprise sociale a but non lucratif, entreprise sociale a but lucratif, entreprise a but lucratif « responsable » etc.

 L’entreprise sociale, par son modèle et mission particulière lève des réflexions sur les questions suivantes d’une manière récurrente :
– Comment aider l’entrepreneur social à maximiser son impact?
– Comment mesurer l’impact social de l’entreprise sociale?
– Comment permettre a l’entrepreneur social l’accès au fonds et aux différents réseaux?
– Comment exporter des modèles d’entreprises sociales vers d’autres environnements?
– Comment éduquer a l’entreprise sociale?
– Comment faciliter la création de l’entreprise sociale sur le niveau législatif?
– Quelles sont les innovations sociales à privilégier et à incuber?

 Exemples d’entreprises sociales dans le monde :
o Trashy Bag: Au Ghana, Trashy Bag achète les déchets plastiques des collecteurs dans les bidon-villes. Apres nettoyage et
séchage de ces déchets, elle les transforme en sacs et les exporte dans 8 pays. L’entreprise emploie maintenant 60 personnes grâce a ce modèle ;
o Komaza: L’entreprise aide les fermiers au Kenya a planter des arbres qui luttent contre la désertification a l’aide de
microcrédit, et les aide a vendre le bois de ces arbres pour financer leur propres projets ;
o Spring Health : En Inde, Spring Health vend un produit qui filtre l’eau à des « micro-entrepreneurs ». Ceux-ci filtrent l’eau dans leur boutique et le vendent au gens de leurs villages à des prix très bas.

 Exemples d’entreprises sociales en Tunisie : Le concept est encore peu commun en Tunisie. Une étude est à réaliser afin d’identifier les entreprises ou initiatives qui répondraient aux principaux critères de l’entreprise sociale, en plus d’un programme actif pour encourager et soutenir ce genre d’initiatives. Des exemples fictifs d’entreprises sont listés ci-dessous à titre illustratif :
o Artisanes est une entreprise sociale vendant des produits de l’artisanat tunisien avec réinvestissement total des profits dans des projets de développement communautaires. L’entreprise emploi quasi-exclusivement des femmes des régions défavorisées de la Tunisie ;
o Bureau Transparence est une entreprise sociale juridique soutenant les victimes de corruption en Tunisie, en offrant des services à prix abordables pour la défense de leurs droits et la lutte contre les abus et les commissions illégales.

Socially Responsible Investment in Tunisia

ANIMA Investment Network,  a multi-country platform supporting the economic development of the Mediterranean, recently released a report on Socially Responsible Investment in the region entitled: “Socially Responsible Investment: What Strategy for the Mediterranean?”
The study provides an outlook of the impacts of investment for the three cornerstones of sustainable development and then presents the stakes, strategies and tools for the four main categories of stakeholders of Corporate Social Responsibility (CSR) and Socially Responsible Investment (SRI) in the Mediterranean: the public authorities, the business support organisations, companies and financial players.
Some parts of the report discuss  the Tunisian SRI ecosystem that it is still lagging behind but might offer new opportunities with the expected improvement in governance and sustainable development, after the dictatorship’s fall.
An extract mentions some insights given by one of the center’s contributors , Hatem Mahbouli, on the potential of social entrepreneurship and impact investing in the area: